Destins étranges en Terre du Milieu


Jeu de Rôle en Terre du Milieu
 
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 1 ère partie... c'est un peu romancé...

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Khior
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MessageSujet: 1 ère partie... c'est un peu romancé...   Mer 14 Sep 2005 - 16:49

KHIOR


Chepter oneeeeee.

Qui a dit un jour, on a les parents qu’on mérite, ou bien a-t’il dit on n’a pas les parents que l’on veut. Je me suis souvent posé la question de savoir à quoi j’aurai pu ressembler, né à une autre époque, en un autre lieu avec mes vrais parents et des parents plus jeunes. A une autre époque, je me suis demandé si ma vie aurait été différente. Tout ce que je fais ou ai fait depuis ma naissance est lié à mon environnement. Des dunes de sables (Erg), de la poussière, le soleil brûlant, le vent étouffant, une nature désertique m’a élevée, a développé mon apparence physique et certains de mes sens. A dos de cheval ou bien en suspension dans un chariot, j’ai appris le désert rocailleux (Reg), les oasis, la taille des dunes, presque des montagnes parfois, le froid des rafales de vent nocturnes, la couleur des palmiers et du sable. Je n’ai connu que cette vie pendant 30 ans. J’étais entouré de vieilles femmes un peu folles, de quelques autres jeunes un peu dépravées et parfois violentes entre elles, mais toujours aimantes, chaleureuses et attentionnées. Elles m’ont donné une certaine éducation, une certaine philosophie de l’existence qui consiste essentiellement à être capable de respecter les gens que je rencontre. Comme elles me le disaient souvent, en réalité, seulement la plus âgée des douze me parlait souvent et « officiellement », n’étant issue que d’un ordinaire esclavage, d’une rue crasseuse de Umbar ou bien d’une des nombreuses maisons de joie du port de cette ville, elles étaient bien incapable de m’enseigner la lecture, l’écriture. J’ai appris auprès d’elles certaines autres occupations, comment dire, plus physiques, plus douces, plus agréables. Elles m’apprenaient ce qu’elles connaissaient. J’avais 15 ans et ces « jeux » ne m’étaient plus inconnus. Elles m’ont appris la cérémonie des trois Thés, ce symbole représente l’existence. Elles m’ont appris le respect désintéressé de chaque être vivant, mais elles, elles connaissaient, pour avoir vécu à Umbar, dans d’autres pays, d’autres êtres vivants, de couleurs et de tailles et de formes différentes. Moi j’apprenais cela comme une simple histoire fantastique, qui me terrorisait, je ne pouvais croire que d’autres hommes et d’autres femmes, différents de moi et de nous, puissent vivre ailleurs. J’avais dix ou douze ans et j’étais entouré de femmes, jeunes et vieilles, abîmées par leur vie et folles. Ça je ne l’ai découvert et compris qu’en les quittant, alors que je découvrais, ailleurs ces autres hommes. Elles m’ont appris d’abord à connaître les gens avant de les mépriser. Elles me disaient avoir souffert des regards, des comportements, avoir endurer des souffrances physiques, avoir dû supporter le harcèlement des hommes et les moqueries des autres femmes. Et pour avoir réussi à fuir cette vie, elles m’enseignaient la patience et la réflexion. Elles étaient persuadées que ces harcèlements et ces moqueries seraient un jour sanctionnés. Pour elles, toutes précipitations n’apportaient que des regrets. Pour moi, maintenant, dans notre quête, y aurait-il des regrets quand les évidences vous éclatent au visage. Elles ont été recueillies et soignées, pas forcément aimées comme de vrais femmes, mais elles sont en vie et ne manquent de rien. Après les caniveaux, elles connaissent la tranquillité, elles mangent à leur faim et ne souffre plus, elles ont même pu, ce qui fut pour elles un heureux hasard, élever un enfant.

A 15 ans, mon père, le seul homme que je connu de prêt, jusqu’ici, s’occupa de moi un peu plus intensément que les années précédentes. Je le découvrais seulement maintenant, comme presque un étranger, je venais de passer 15 ans entre les mains de douze femmes, toutes acquises à ma personne et soudain, ces vieilles mains prenaient un certain soin de moi. Je l’avais bien vu, en tête de notre groupe de voyageur, occupant chaque soir une autre tente à proximité de la notre. Mais je n’avais jamais eu l’idée de demander qui il était. Je me rendais compte, seulement maintenant, qu’il y avait un autre homme. Alladi ag Hlla était son nom, il était issu de la tribu des Aït Awarii. Issu, car en exil… forcé depuis que le conseil de la confédération des Iwillimidan Kel Ataram l’en avait chassé. Cette confédération est basée dans le village de Manaka, à environ 50 kms à l’est de Umbar. Les Aït Awarii, sont une tribu appartenant à la congrégation des négociant vivant depuis environ une centaine d’année dans le giron de la confédération. Ce peuple de nomades, en général, est doublement hiérarchisé, d’une part en confédération, d’autre part en congrégation. Au delà de la rivière Harnen, le Harad s’étend ensuite très loin vers le sud, il est limité par la côte de Belegaer et Umbar en est la capitale. A l’est, personne ne sait vraiment ce qui existe, du sable des dunes et des rochers aussi, à perte de vu. Une confédération regroupe plusieurs tribus en fonction de liens familiaux, une congrégation quant à elle s’organise en fonction de liens professionnels. Deux tribus appartenant à la congrégation des commerçants, peuvent être ennemi en appartenant à deux confédérations différentes. Chaque confédération est dirigée par un Haut Aménokal ou Prince du désert. Une tribu est elle-même hiérarchisé, comme n’importe quelle société, d’ailleurs, mais nous restons, pour la plus part des sauvages, alors cela peut surprendre. Un Aménokal est responsable d’une tribu, composée ensuite d’un conseil, d’un groupe de guerriers et parfois d’un ou d’une prêtresse. Je dis parfois, car en ce domaine rien n’est bien établi. Ils croient surtout en la vie, la nature qui les fait vivre chaque jour et ses forces qui dirigent leur pas. Les guerriers sont aussi des agriculteurs, des chasseurs, des éleveurs, des artisans d’art, des négociants. Chaque tribu est dépendante, pour sa survie, d’une confédération, basée elle dans un village alors que les tribus sont toutes ou presque nomades. La confédération la plus importante reste actuellement celle de Umbar, crainte des plus faibles et haïe des plus féroces. Les Kel Azjer, regroupant en réalité les tribus ex-nomades qui se sont dissoutes au fil des temps dans les faubourgs de Umbar. Les Iwillimidan Kel Ataram quant à eux, sont une confédération de commerçants de tout type, d’éleveur et de mineur. Les Aît Awarii étaient donc nomades, et voyageaient entre Manaka, Essoukh vers l’est et Aguel’Hoc vers le sud. Un territoire couvert d’environ 45 000 km². Cette tribu avait choisi de négocier tout ce qui se vendait, bijoux, peaux et même vêtement, tapis, poteries, animaux, etc…
Alladi, lui fut un Imenakalan, le chef de guerre et sa tribu et le seul lettré de cette tribu. Il n’a jamais voulu me dire d’où lui venaient ses conaissances. Je n’ai jamais su non plus qui il était au sein de sa tribu, pour s’être permis un affrontement direct avec l’Aménokal de sa tribu, de l’avoir insulté lui et sa famille, et pour avoir osé interpeller l’Aménokal de la confédération, dans un dernier élan de folie et d’avoir essayé de lui ôter la vie. J’ai découvert l’origine érudite de mon père auprès d’un homme de Umbar,… mais plu tard…
Il fut un temps où les tribus du Harad se disputaient très régulièrement certains territoires de chasses, certaines oasis pour les cultures et les élevages, certaines routes de commerce. En 1235, de notre âge, les querelles se sont intensifiées par excès de pouvoir. Certaines tribus ne voulaient pas seulement des possessions matérielles, mais plus de pouvoir sur les hommes, le contrôle d’autres tribus, elles voulaient grossir leurs effectifs. Et puis la décennie suivante apporta un autre type de tribu, en fait des groupes d’assassins, chevauchant les pistes, dévastant les oasis et les bivouacs. Ils étaient les Hommes Noirs, nous nous étions jusqu’alors les Hommes Bleus, alors que nous n’étions pourtant pas bleu. Chaque confédération avait sa couleur. Tout de noirs vêtus, ils tuaient, parfois pour des trésors argentés, parfois pour quelques mystérieux secrets de pouvoir. Et les exactions continuèrent, les affrontements s’intensifièrent jusqu’au jour ou Alladi et ses guerriers partir à leur tour défendre leur propriété. Vers 1262, la tribu des Idnan, de la confédération des Kel Insar, basée au sud de Umbar avait décidé de s’octroyer une part du négoce de bijou et d’artisanat, plus importante en quantité de matériel à fournir qu’elle n’en avait le droit et avait pris l’habitude d’employer un groupe de ces tueurs pour quelques pillages. Toutes les tribus de négociants furent importunées. En 1288, les Aït Awarii prirent une décision qui devait bouleverser son avenir. Ils entrèrent en conflit immédiatement, et malgré leur peu d’expérience, les guerriers awarii vinrent à bout de tous leurs adversaires. Ça n’est que sur le chemin du retour que certains se posèrent la question. Et l’angoisse étreignit le cœur des cavaliers. Le pas accéléra et le retour ne fut que douleurs et déchirements. Mon père retrouva sa femme et ses deux filles égorgées, comme tous les autres guerriers, il venait de perdre sa vie. L’abattement fut tel que l’hystérie le submergea et son délire dura quelques deux semaines. Son réveil fut d’une violence inhumaine, ce sont ses mots, il se saisit de son épée, celle-là même que je tiens auprès de moi depuis le début de nos aventures, trancha la gorge de ses geôliers et espérant certainement calmer sa colère, se dirigea vers la tente de son Aménokal. Il aurait voulu que quelqu’un le sorte de ce cauchemar, de ce drame. Il voulait des réponses. L’Aménokal de la confédération, Ay tare, de la tribu des Kel Ahaggar, lui non plus, ne put soulager sa douleur. Bref quelques agressions verbales plus tard, il tenta, brandissant son arme, d’obtenir ses réponses par la force. Il senti immédiatement le filet glacial d’une lame sous sa gorge et se retrouva, quelques jours après, exclu de sa tribu et de la confédération, livré à lui-même, seul, désargenté, mais armé. Aux portes de Manaka, le désert tout entier s’offrait à lui. Il avait 25 ans et depuis il vit seul dans son clan, entouré de ses femmes, son « harnen », dit-il ironiquement, il ne suit aucune rivière, c’est la « rivière » qui le suit, il s’en est convaincu et il se donne une importance au milieu des cailloux brûlants.
Il avait 55 ans lorsqu’il me recueillit, ses femmes m’ont élevé, et lui m’a éduqué, il a cherché, 60 ans durant, ses réponses et m’a enseigné, pendant 30 ans, l’esprit des hommes, ce que lui en avait retenu. Il m’apprit la méfiance avant la confiance et la réflexion avant l’action. Il m’a surtout apprit à ne jamais renoncer, ne jamais contourner les problèmes, toujours faire face, mais intelligemment, être toujours sûr de son bon droit et agir en conséquence sans crainte d’un quelconque revers et sans jamais avoir aucun regret. Il m’a enseigné que la violence inutile était le refuge des incultes, des barbares. Il m’a toujours appris à agir dignement et en fonction de ma conscience, sans « calcul » sans hypocrisie. Il m’a appris l’honnêteté et le dévouement désintéressé.
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