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 Quand chantent les lames...[Après La victoire au Mornaïngor]

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Finaël
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Localisation : Ceven Galad
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Race: Elfe
Classe: Archer
Age: 1 000 ans

MessageSujet: Quand chantent les lames...[Après La victoire au Mornaïngor]   Mar 2 Oct 2007 - 22:10

Ce texte retrace certaines activités de Finaël pendant son séjour à Ceven Galad. Itahyanda est un personnage rencontré au cours de la compagne dans la vallée elfique où s'est déroulée la Fête des Fleurs. C'est un Maître du Sabre.

Quand chantent les lames...

Ils se tenaient sur la plage, immobiles, le sabre au clair, se faisant face.

On aurait dit d'antiques statues figées défiant le temps dans une pose guerrière. Mais ils étaient bien vivants et si leurs membres gardaient momentanément une fixité absolue, la lueur de leurs regards montraient à quel point était grande l'intensité de leur affrontement.

Tous leurs sens étaient à l'affût. Leur grande robe fendue sur le côté masquaient la position des jambes qui permet au guerrier de deviner le style d'attaque que prépare l'adversaire. Soudain, l'éclat des lames scintilla et leur chant s'éleva. Si prompte avait été l'attaque et la parade qu'il était difficile de dire lequel des adversaires avait lancé l'attaque.

Il y avait quelque chose de félin dans leurs déplacements. Comme ces prédateurs, ils étaient vifs et souples. Nulle armure, l'esquive seulement ou la la lame comme bouclier.

Roulades, sauts, flexions. Comme une danse dont la chorégraphie aurait été écrite à l'avance. Tous les coups, toutes les esquives, toutes les feintes s'enchaînaient avec tant de fluidité qu'il se dégageait comme une sorte de lenteur. Pourtant les lames étaient invisibles ou seulement par de fugitifs éclats tant les les mouvements étaient fulgurants.

Parade faciale avec un pivot instantané pour porter un coup latéral. Un tel mouvement enchaîné avec un telle rapidité et une telle précision semblait interdire toute forme de risposte. Pourtant à l'ultime instant, Itahyanda fit pivoter sa lame afin qu'elle remonte le long de son bras afin de stopper net la lame de son assaillant. Il prolongea cette action par un mouvement fluide et pivotant qui lui permit de se retrouver dans le dos de son adversaire.

Le combat venait de prendre fin à cet instant précis. Finaël tenait son sabre qui pointait vers le sol, légèrement écarté de sa jambe. Il n'avait même pas tenté de se retourner ou d'esquisser une parade. Il connaissant l'art, le talent et la maîtrise de son adversaire. Toute tentative aurait été inutile et vaine. Il attendit. La légère piqûre dans son dos qui le fit tressaillir lui apprenait ce qu'il savait déjà : Itahyanda le tenait à sa merci, vainqueur une fois encore grâce à un coup fatal qui n'avait pas été donné mais dont l'évidence dispensait même de l'évoquer.

Finaël sourit.

- C'est mieux ! dit Itahyanda

- Mais je suis mort, répondit Finaël sans pourtant effacer la légère trace d'humour dans sa voix.

- C'est exact, mais vous vous êtes bien battu.

- "Bien battu"...hum...cela ne me semble pas suffisant pour rester en vie...

- Cela est vrai aussi, répondit Itahyanda, cependant à combien estimez-vous le nombre de combattants dont la maîtrise du sabre égale ou surpasse la mienne ?

En effet, Itahyanda avait eu encore le dessus, comme d'habitude. Mais n'était-ce pas un Maître hors du commun. Combien d'elfes possédait ses compétences en ce domaine ? Quant aux autres races...

Après quelques instants de silence, Itahyanda reprit la parole :

- Au départ, le sabre n'est pas votre arme favorite. Vous n'y avez pas consacré autant de temps qu'à l'arc. Comme dans cet art, le sabre doit devenir un simple prolongement de votre corps. Quand vous ramassez une brindille, avez-vous conscience de votre main ? Vous devez utiliser votre sabre aussi naturellement que vous utilisez vos mains. Un réflexe, un instinct. Tout simplement.

Comme tout paraissait si simple. A voir évoluer un guerrier comme Itahyanda, effectivement tout paraissait évident, fluide, propre. Toutefois atteindre ce degré de maîtrise demanderait beaucoup, beaucoup de temps.

Amusé, Itahyanda dit :

- Je sais à quoi vous songez...le temps nécessaire à parfaire votre maîtrise de cet art...Le temps ne fait pas défaut à ceux de notre race contrairement aux autres races. A quel degré peut parvenir un homme, selon vous, en l'espace d'une vie si éphémère ? En 80 ans, voire un siècle...Tout au plus atteindra-t-il son apogée à la fleur de l'âge puis avec le temps qui passe, progressivement il perdra ses forces, sa dextérité, son endurance. Vous au contraire, tout comme moi, vous êtes et resterez dans ce que les hommes appellent la fleur de l'âge. Mieux encore, vous progresserez, vous deviendrez plus fort, plus habile, plus endurant. Vous accumulerez l'expérience des combats, siècle après siècle, millénaire après millénaire. Il vous faut juste de la patience et de la persévérance.

Finaël semblait songeur. Mais le cours de ses pensées n'avait pas échappé au Maître car si Itahyanda était un maître du sabre il était tout autant un maître de sagesse, les deux aspects n'étant que deux facettes d'une même réalité.

- Les hommes, n'est-ce pas, c'est aux hommes que vous songez ?

- C'est juste répondit Finaël même pas étonné par la perspicacité de son maître.

Itahyanda n'ajouta rien laissant son élève formuler par lui-même sa pensée. Finaël finit par reprendre :

- J'ai appris, beaucoup appris des hommes en vivant à leurs côtés. Par de nombreux aspects, ils nous sont proches...si ce n'est cette hâte qui semble habiter chacun de leur pas comme s'ils avaient en permanence la conscience que le temps leur est compté...En vérité je songe à ceux que j'appelle mes amis car ils le sont. Eggour qui chemine quelque part en quête de sa propre vérité, Arlan qui doit faire face à un domaine dévasté par la guerre et les ravages de la Madrhate. J'ignore comment lui venir en aide. Demain, je rejondrai à cheval la compagnie qui fait route vers le nord. A défaut d'une aide concrète qu'il m'est impossible de lui apporter, j'irai en personne le saluer et l'encourager dans l'épreuve qu'il traverse avec son peuple.

- Il vous appartient, Finaël, de faire ce choix et je crois qu'il vous honore. Le Gardien n'a nul besoin de ma permission, ajouta-t-il avec un sourire plein d'intelligence et d'humour.

- Il est vrai selon les apparences mais vous êtes beaucoup qu'il n'y paraît et quoiqu'il en soit vous êtes mon aîné et mon maître. Gardien ou pas, je vous honore comme tel et je reçois vos avis avec joie car ils me sont précieux.

Il y avait dans leur ton quelque chose qui s'apparentait à de l'amitié mais avec un regard attentif, il était évident que Finaël marquait une grande déférence pour son aîné, marque de son estime et de son respect. Il s'inclina devant son Maître :

- Puisse la mer enchanter vos songes. Bientôt nous nous reverrons.

Itahyanda sourit simplement et regarda l'elfe s'éloigner de son pas vif et léger. Au loin accourait une monture d'une grande noblesse. Ses sabots faisaient voler l'écume des vagues et sa crinière flottait librement dans le vent de la course. Le cheval ralentit à peine avant de parvenir au niveau de l'elfe qui s'élança lui aussi dans une course presque parallèle qui lui permit de se rapprocher de l'animal. Puis d'un bond agile, il sauta sur le dos de sa cavale. Reprenant de l'allure le cheval disparut sur l'horizon, entraînant son cavalier. Un ultime éclat de lumière, l'elfe avait brandi son sabre vers le ciel avec un cri ivre de liberté et de vie.

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"Ne gûr e-geven galad, síla i galad uireb."
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