Destins étranges en Terre du Milieu


Jeu de Rôle en Terre du Milieu
 
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Khior
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Date d'inscription : 07/09/2005

Feuille de personnage
Race: Haradrim
Classe: explorateur
Age: 33

MessageSujet: La suite...   Lun 26 Sep 2005 - 16:32

Biographie.

Chepeter Two two…


J’avais 15 ans lorsque Alladi Hag Hlla se rapprocha de moi, se souvenait-il qu’il m’avait recueilli. Bref il était de plus en plus présent. Bien sûr, ça n’est qu’à cet âge que je sus que je n’étais pas directement descendant de lui et de ses femmes. Physiquement, je me rendais compte d’une certaine différence, je mesurais environ 1m80, plutôt osseux, j’étais, plutôt blanc, j’étais, des cheveux longs et noirs, j’avais, et malgré tout, imposante était ma stature, interloqués, étaient les étrangers à notre clan, que l’on rencontrait parfois dans une oasis. Quelques sourires, parfois aussi je surprenais sur leur visage. Alladi était un Haruze un petit homme mate de peau, usé par le temps et courbé, ses femmes étaient des versions vaguement représentatives d’Haruze, l’une d’entre-elle était, à ce qu’elle prétendait, un très lointain croisement entre un Numénoréen Noir de Umbar, évidemment, et une Gondorienne ramassée lors d’un des nombreux pillages des Corsaires. Une autre encore était le croisement, toujours très lointain, entre une Wose et un Ithilien. Sachant que les Woses sont des êtres plutôt sauvages vivant dans les forêts des contre forts sud- ouest des montagnes du Mordor, imaginez ce que cela peut donner…l’Ithilien est quant à lui physiquement plus civilisé.
Elle ne parlait jamais, pas une seule parole en 15 ans de vie commune. Elle vivait toujours un plus à l’écart des autres.
J’avais 15 ans et je savais déjà quelques jeux amoureux, je savais servir le thé, je savais confectionner quelques vêtements de peau et je n’avais aucune notion de la différence qui existait entre un homme et une femme. Hormis certaines particularités physiques, je n’avais aucune idée de la valeur d’une femme et de la valeur d’un homme, des relations qui existaient entre eux et, par exemple, des avantages des uns sur les autres.
Ce fut la première leçon qu’il me donna et la seule jusqu’à ce jour que je ne pus apprendre. Il s’en rendit compte très vite et tenta de se justifier. D’après lui un homme était l’ultime évolution des êtres vivants, animaux. Les femmes venant ensuite, puis les animaux par ordre de puissance. Tant qu’un être vivant pouvait être tué ou soumis par un homme, il lui était inférieur. Je lui fis remarquer qu’il ne savait pas confectionner un vêtement, mais peu importait, « chacun avait son utilité, les femmes confectionnaient, les hommes soumettaient ou tuaient, pour manger, pour défendre, enfin pour vivre ou permettre de vivre ». Je lui fit remarquer naïvement qu’en ayant les connaissances des femmes et les siennes, j’allais devenir mieux qu’eux, il me dit « supérieur à nous », sans me regarder. Il me dit simplement que depuis ma naissance, « je n’étais déjà plus un homme, mais que j’allais bientôt être Darec, le frère de Harh Yavin, un Homme-Djinn ». Je n’ai rien compris, il n’a jamais voulu me dire ce qu’était un Djinn, il prétendait que ce mot n’existait pas, qu’il était invisible aux autres hommes. J’étais perdu.
Il ne fit plus jamais aucune autre allusion à cette leçon de la prédominance. Et moi je préférais admettre l’égalité entre ses femmes et lui, et nous. Chacun avait ses connaissances et l’unité était là. La complémentarité.
J’appris les rudiments du commerce, nous devions vivre de quelque chose, il était devenu chef du clan et responsable de sa survie. Nous n’avons cessé de voyager, d’une oasis à une autre, et c’est à cet âge que je me rendis compte que nous ne croisions que de très petits groupes d’autres voyageurs. C’est à cette époque, encore qu’il m’apprit d’où il venait, son expulsion, la disparition de sa famille et cette haine contre ces hommes en noir, qu’il avait un peu éteinte, par manque de moyen physique pour se venger, d’où venaient ses femmes. Il n’avait pu, les premières années, retrouver ces meurtriers et apaiser ses souffrances, avec l’âge, il était soulagé de ne pas avoir à nouveau croisé leur route. Il finissait toujours ces histoires par une petite phrase. « Un jour, le mal est puni, la patience est une arme incontournable, indestructible, un bras armé de patience et de sûreté atteint son but. »
Pendant quatre ans j’appris, il m’enseigna son écriture, ses lectures et celles des communs, comme il les appelait, ceux des villes et des autres territoires en d’autres termes. Lorsqu’il me parlait des communs, je n’y entendais que contes fantastiques, je ne me figurais pas que des êtres différents de moi vivaient ailleurs, dans ce qu’il appelait des villes. Il m’avait montré des gravures d’habitations et je ne croyais pas que des gens comme nous pouvaient vivre là-bas. Il m’avait montré des gravures de ce qu’il appelait l’océan, les montagnes, les forêts. Ici je ne voyais que du sable, jaune et chaud, que des collines, quelques arbres. Il m’apprit à dessiner ce que je voyais, figer sur des parchemins, mon entourage, mon environnement. Il m’avait expliqué que ces gravures étaient là contre l’oubli. Il en avait fait quelques unes de celles qu’il me montrait parce que ces endroits, qu’il avait découvert lui avait plu, il n’avait personne à qui le raconter, alors il s’en était souvenu en les dessinant. Sa mémoire était sur ces parchemins. Il me disait que, pourtant, dans sa tribu, la mémoire des Haruzes était autrefois orale, mais à cette époque les souvenirs se racontaient, les expériences se partageaient, à cette époque chacun s’écoutait. Les temps changent et surtout Alladi s’est vite retrouvé seul. Il n’avait jamais eu le temps de dessiner sa femme et ses enfants trop vite disparus. Alors il voulait que je sois, sur ce point, un bon élève pour ne pas, un jour refaire ses erreurs.
Je venais d’avoir 20 ans et il me raconta ma naissance, d’où je venais. Tout au moins il me raconta comme il m’avait trouvé et d’où il lui semblait que je puisse venir. Il ne sait pas de qui je suis né. Lorsqu’il me décrit, il parle d’un petit homme-animal, en réalité ce que l’on appelle, dans la légende du « Grand Félin Blanc », un animain. Il s’agît d’une légende du pays du Harondor, le Gondor du sud. Elle fait parti d’une trilogie de légende dite des « Chronique d’Emin Poros ». Mais plus tard… Lorsqu’il m’a découvert, j’étais emmailloté dans des langes aux couleurs d’un navire corsaire de Umbar, 1ère surprise, j’étais nu et ne ressemblais pas vraiment à un joli petit nourrisson, j’avais les membres atrophiés, le corps recouvert de poile blanc et soyeux, la couleur de ma peau avait des reflets de cannelle, disait-il en souriant. Il m’avait découvert dans une oasis peu avant de rentrer sur Manaka. Il n’avait pas réfléchi et m’avait emmené avec lui, comme si cela lui semblait naturel. Il aurait pu me revendre sur un marché comme une curiosité animale et pourtant il m’a gardé avec lui avec toutes les contraintes que cela impliquait d’élever un enfant, enfin ce qu’il espérait que j’allais devenir…
L’atrophie de mes membres consistait en des extrémités plutôt félines, des pattes de chat si vous voulez. Il avait estimé que j’étais né quelques 10 jours auparavant. Et qu’une caravane m’avait déposé et abandonné là. Le linge dans lequel il m’avait trouvé lui rappelait la Vénus, un navire de Corsaire, amarré dans le port de Umbar, au temps où, jeune, il suivait sa tribu dans cette ville D’après ces souvenirs, le commandant, du navire, Ab Attaher, était un Haradrim de l’une des anciennes tribus, les Kel Insar, rattachée à la confédération de Kel Azjer, la confédération de Umbar. Alladi avait supposé qu’il pouvait être mon père, puisqu’en dehors de lui, personne de son équipage n’étais sensé utiliser ce linge pour quelques raisons que ce soit, encore moins pour un nourrisson, pour ma mère, il pensait à une femme blanche évidemment. Ensuite toutes suppositions étaient valables. Il penchait bien sûr pour une « prise » survenue lors d’un des nombreux pillages de ces corsaires. Il pensait même que je venais de quelque part dans le grand nord. Sous la plante de mes pieds, était tatoué une sorte de carte indiquant, pied joint, une croix, formée par trois chaînes montagneuses, Les monts Angmar, à l’ouest, Ered Mithrim, à l’est et Hithaeglir vers le sud. Au centre de cette « croix », se trouvent les Monts Gundabad, et quelque part au pied de ces montagnes, la source de l’Anduin…
L’atrophie s’est estompée au cours des mois suivant et a complètement disparue, en apparence, pour ma deuxième année. De même pour le pelage qui couvrait mon corps, laissant apparaître une peau légèrement ambrée, contraste. J’eu ensuite un développement physique ordinaire, je marchais dès que mes jambes purent me porter et dès que ma langue remua toute seule, elle vida, de ma bouche, des longueurs interminables de mots seulement échangés avec mes mères et plus tard avec lui. Je grandissais plus vite que la nature me l’autorisait selon eux, et mes mères soupçonnaient quelques mystérieux artifices que mon père expliquait par mes origines. Ma peau ne « noircissait » pas comme la leur. Elle prenait tout juste une teinte ambrée alors que mes traits de visage étaient conformes aux faciès haradrim. Ma peau était rugueuse avec l’âge, mon nez, quoique fin et allongé était pointu et anguleux, tout comme mes pommettes, mon menton et la base de mes joues. Je crois avoir grandi plus vite que je n’ai grossi et j’ai depuis toujours ce vieux visage émacié. Rendez-vous compte, je mesure 2 m et quelques petites poussières et ne pèse que 85 kg. Malgré cela je ne suis pas à plaindre, je ne suis presque jamais malade, tout au moins des maladies connues dans les quelques villes que j’ai déjà traversées, je me suis même rendu compte d’une certaine immunité face à un poison que m’a fait « goûté » mon adversaire tout de noir vêtu. Le seul être vivant qui pourrait me faire assez de mal pour me faire disparaître, serait peut-être l’un de mes semblables…
Je sentais, aux cours de ces années d’apprentissage, que le jour de mon envol approchait. Cette idée me venait naturellement et nous en parlions tout aussi naturellement avec Alladi. D’ailleurs à mon âge, je ne l’appelais plus père mais Alladi, nous étions devenu des amis. La seule relation valable entre nous.

J’avais 20 ans et je voyais le temps me happer, je voyais l’espace m’absorber et l’envie de partir de découvrir…



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