Destins étranges en Terre du Milieu


Jeu de Rôle en Terre du Milieu
 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 La chute [MUSIQUE]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Finaël
Membre de la Communauté
avatar

Nombre de messages : 1423
Localisation : Ceven Galad
Date d'inscription : 04/09/2005

Feuille de personnage
Race: Elfe
Classe: Archer
Age: 1 000 ans

MessageSujet: La chute [MUSIQUE]   Dim 30 Aoû 2015 - 2:33







Avant propos


Un petit texte RP, cela faisait bien longtemps.
Un petit texte pour « raconter » ce qui s’est passé.
C’était si simple, si évident, si facile que cela pouvait passer inaperçu.
 
Et de fait, il y avait un tel chaos, que c’est presque passé inaperçu.
Et c’est bien qu’il en fut ainsi.
 
Mais comme chacun avait ses chats (ou ses orcs) à fouetter (ou à massacrer, n’est-ce pas Gunard Laughing ), à un point tel que chacun ignorait plus ou moins ce que les autres faisaient, ce petit texte permet un petit feedback.


En fait, cela s’est passé très vite, très simplement et ça tient en 2 mots.


Pour que la « machine à remonter le temps » s’arrête, il fallait que la pierre cesse de briller, de donner sa puissance.


Pour que la pierre cesse de briller, il fallait briser le lien qui l’unit à Finaël.


Pour briser le lien, il fallait que l’elfe meure.


Un pas a suffi.


En somme bien moins compliqué que le casse-tête qu’Arlan a du résoudre pour trouver la sortie.


L’elfe aussi a trouvé une sortie…plus radicale.  Wink
 
Ce petit texte surtout pour vous donner le « ressenti » de l’elfe, le contexte de son choix et de son acte.


Faire un pas dans le vide pour s’éclater 50 m plus bas, pas besoin d’en écrire des tartines.
 
Par contre, il est possible que « ce qui s’est passé dans la tête de l’elfe » vous intéresse un tant soit peu.


Pourquoi, comment ?


C’est un peu ce que j’essaie de traduire ici.
 
Pour « spoiler » un peu ce qui suit, ce choix s’est fait avec fluidité, évidence, simplicité.


Il fallait choisir, prendre une décision.


Et au vu du chaos ambiant, ce n’était pas dans la demi-mesure, qu’il fallait donner.
 
Le « tableau » de la situation s’est soudain éclairci.


Encore une fois l’elfe naïf était exploité à son insu.


Les bras secourables qui s’étaient agités sur la tour n’étaient pas des bras amis mais, comme le plus souvent chez les hommes, des bras intéressés.


Ils appelaient l’elfe, non pour lui offrir un refuge temporaire et combattre à ses côtés mais pour « exploiter » sa présence qui donnait de la puissance à la pierre.


En fait, ils n’en avaient rien à cirer de l’elfe.


Et là où Finaël voyait un refuge, un secours, ce n’était qu’un piège, encore plus terrible peut-être que le Roi-sorcier.


Et ce piège, l’elfe en était à la fois la source et la solution.


Solution radicale, certes, mais unique solution.
 
Certaines mauvaises langues ne manqueront pas de dire qu’il « suffisait » d’arracher/de déconnecter la pierre du mécanisme et le tour était joué.


Sauf que Fina était en transe, sauf qu’il y avait un peu un Roi-Sorcier qui traînait dans les parages, sauf que les hommes n’auraient pas été d’accord avec cette décision et se seraient un peu mis en travers, sauf que ça urgeait un peu, sauf que Fina ne pouvait à la fois « gérer » le Roi-Sorcier, les hommes, le lien avec la pierre.


Bref…Et ce le fut, bref…


Ce qui est assez remarquable de mon point de vue, c’est qu’il n’y a eu aucun « calcul ». Cela devait être fait. Point.


Je n’ai même pas pensé à mon perso en tant que joueur, cela ne m’a même pas effleuré. J’étais à des années-lumière de ces considérations.


C’est peut-être cela la plus grande réussite de ce moment « intemporel ».



----------------------------------------------------------------------------------------------
----------------------------------------------------------------------------------------------



Naïvement, encore une fois, il avait fait confiance aux hommes.
Deux hommes qui agitaient les bras sur la Tour de l’Horloge, lui faisaient signe.
 
Comment devant un tel danger, une telle menace, comment devant la noirceur absolue auraient-ils pu être autre chose que des alliés ?

Et il y avait la lumière bleue. Cette lumière qu’il aimait tant, cette lumière qui le rendait entier, pur, infiniment paisible.

Ce n’était pas « sa » lumière ou alors si cette lumière était la lumière de l’elfe, il était l’elfe de cette lumière.
Cette lumière lui appartenait comme il appartenait à cette lumière : ils ne formaient qu’un, n’étaient qu’un.

Grâce à la force de la lumière, ils avaient, lui et la lumière, mis à mal le « Féroce » qui s’était écrasé, avec son noir cavalier, à travers le toit de la cathédrale.

À présent, il avait un répit, il pouvait se fondre en cette lumière ou la lumière pouvait se fondre en lui, ce n’était qu’une seule et même réalité.

Ils étaient connectés, l’elfe et la lumière, unis.

Cela fonctionnait.

Fonctionnait ?

Ce mot résonnait étrangement dans son esprit.

La lumière ne « fonctionne » pas : elle brille, répand son énergie, réchauffe, éclaire…
 
Pourquoi « fonctionnait » ?
 
Et soudain il réalisa. 

Sa pierre, sa lumière, son être même étaient piégés dans un mécanisme barbare qui voulait déjouer, tromper le temps.

Il voulut se « séparer » de la lumière.
Mais comment échapper à ce que l’on est, le plus profondément, le plus intensément ?
Comment échapper à soi-même ?

Impossible.

S’éloigner ?

Le lien qui unit la pierre et l’elfe n’est pas dépendant du temps et de l’espace.
S’éloigner ne changerait rien.
 
Mais la lumière brillait de toute sa puissance car la lumière et lui n’étaient qu’un.
Et cette puissance alimentait ce mécanisme barbare qui remontait le temps, encore et encore.

Il fallait que la lumière s’éteigne, il fallait que l’unité soit brisée.
 
Alors seulement l’odieux mécanisme serait mis hors service, alors seulement ses compagnons auraient une chance de survivre et de poursuivre la quête des Tisseurs.

Il n’y eut pas d’hésitation, pas de prière, pas de lamentation.

Il fit un pas vers le vide. Eodrec se projeta vers lui en hurlant : « Non ! »

Mais bien avant que l’Eothraim ne l’ait rejoint, il avait fait un pas de plus et avait sombré dans le vide sans un cri.

Et pendant le temps infini de sa chute, il vit les étoiles qui tournoyaient autour de lui. 

Le visage d’Eodrec qui tentait l’impossible pour le sauver, Gunard qui terrassait les orcs sur son passage, Arlan qui cherchait dans le chaos, une issue.

Il tombait mais eux vivraient.

Il tombait sans un bruit, simplement, comme une feuille tombe quand vient l’automne.

Il tombait parce qu’il fallait qu’il tombe pour que la vie puisse continuer.

C’était simple et limpide.
 
Il sourit.
 
Il s’effaçait comme il avait toujours marché, sans un bruit, comme un souffle de vent paisible par une nuit d’été.

Il passait comme la pluie sur les montagnes.
 
Un sacrifice ?
 
Ce mot lui parut saugrenu et déplacé.

Non, un don.

Sa vie pour que la lumière demeure.

« I dirn mad, i galad dhar »
“Le gardien passe, la lumière demeure. »
 
Il se sentait en paix, infiniment, car il passait pour que demeure la lumière.

Il ferma les yeux et il songea, à l’ultime instant, à son ami qui chercherait en vain sa flamme parmi les vivants.

Puisses-tu te souvenir, ami, que d’autres lumières brillent dans l’infini, éternellement.
 
Puis ce fut le silence. 

Son corps percuta les décombres, cinquante mètres plus bas, sans un bruit. 

La lumière, dans la Tour de l’Horloge, s’éteignit.

_________________

"Ne gûr e-geven galad, síla i galad uireb."
Au coeur de Ceven Galad, brille la Lumière Eternelle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
La chute [MUSIQUE]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Même l'eau tombe [Pv Note de Musique]
» Obama en chute libre ...
» Décès d'Éval Manigat, père de la musique du monde québécoise
» Effet d'Obama; la chute de l'indice Dow Jones
» La musique au Moyen Âge

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Destins étranges en Terre du Milieu :: JEU DE ROLE :: RP inter-scénarios-
Sauter vers: